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La salle polyvalente de Durba,en territoire de Watsa a accueilli, ce mercredi 24 septembre,
une importante séance de vulgarisation de la nouvelle nomenclature budgétaire et fiscale, organisée par la Direction Générale des recettes du Haut-Uele(DGRH) , rassemblant les représentants de divers groupes socio-économiques des territoires de Watsa et de Faradje. Elle a été conduite par le Directeur général de la régie provinciale, Manda Madrakele, entouré de ses inspecteurs provinciaux.
Prenant la parole, le numéro un de la DGRHU a rappelé la double mission qui justifie cette descente de terrain :
” Nous sommes ici pour deux raisons fondamentales : d’une part, exercer un contrôle rigoureux sur les droits dus à la province ; d’autre part, vulgariser les nouveaux textes budgétaires et fiscaux, désormais en vigueur après leur adoption par l’Assemblée provinciale et leur promulgation par le gouverneur ”
Ces réformes s’inscrivent dans la vision du gouvernement provincial visant à accroître les capacités financières du Haut-Uele, afin de garantir un financement stable et autonome des projets de développement.
Au cours des échanges, plusieurs dysfonctionnements ont été mis en lumière, notamment dans le secteur minier, vital pour l’économie de la province. La DGRHU a pointé du doigt certaines entreprises sous-traitantes opérant pour Kibali Gold Mine, accusées de ne pas respecter les obligations administratives de base.
” Il est inadmissible que des sociétés qui obtiennent des marchés conséquents n’aient même pas de locaux administratifs ” , a déploré Manda Madrakele.
Autre sujet d’inquiétude soulevé par la régie financière ; la prolifération de magasins tenus par des commerçants chinois, particulièrement dans la cité de Watsa. Ceux-ci sont accusés de faible contribution fiscale, privant ainsi la province de ressources indispensables.
Le Directeur général a appelé à une régulation plus stricte et à une meilleure organisation du commerce local, soulignant que si le secteur minier connaît déjà quelques réformes en cours, les marchés et boutiques restent encore à structurer.
Face à ces constats, la DGRHU a lancé un appel solennel à l’ensemble des forces vives de la province , société civile, presse locale, chambres de commerce pour accompagner activement le processus de réforme et garantir une mobilisation accrue des recettes.
Les services d’assiette et plusieurs organisations de la société civile ont répondu présents et ont exprimé leur ferme engagement à soutenir la mise en œuvre des mesures prises.
En renforçant le cadre fiscal et en impliquant toutes les parties prenantes, la DGRHU veut amorcer une nouvelle ère pour la province du Haut-Uele, fondée sur la transparence, la redevabilité et une gestion efficace des ressources locales.
PRESSECONGO