L’atmosphère devient de plus en plus lourde pour Justin Zamba Ndezu, président actuel de l’Assemblée provinciale du Haut-Uele. Accusé d’incompétence, de manque de leadership et de faiblesse dans la gestion de l’institution, il fait aujourd’hui l’objet d’une contestation grandissante au sein de la population, notamment à Durba, en territoire de Watsa.
Lors d’un micro-trottoir réalisé dans cette cité minière, les habitants n’ont pas mâché leurs mots. Ils dénoncent ce qu’ils qualifient de carence criante de compétence et de vision chez l’actuel président de l’organe délibérant provincial.
” Mettre Zamba à la tête de l’Assemblée, c’est comme confier une classe de 4e secondaire à un élève de première primaire. Il ne maîtrise rien et ne propose rien. Il est temps qu’il parte ” , lâche un habitant, visiblement exaspéré.
Dans plusieurs quartiers de Durba, les langues se délient : pour beaucoup, l’Assemblée provinciale semble plongée dans une forme d’inertie depuis l’arrivée de Justin Zamba à sa tête. On lui reproche de consacrer son temps à des distractions, loin des responsabilités qui incombent à son poste.
” Le président passe ses journées à jouer au Mangola ou aux cartes, alors que la province attend des décisions fortes pour son développement. Ce comportement est inacceptable ” , dénonce un autre citoyen.
Face à cette grogne populaire, un nom revient avec insistance : Afounde Afongenda Sumbu, actuel ministre provincial des Infrastructures et de la Santé, mais ancien président de l’Assemblée provinciale. Nombreux sont ceux qui réclament son retour, saluant son charisme, sa sagesse et son sens du leadership.
” Même si certains disaient qu’Afounde Sumbu ne faisait pas grand-chose, au moins il avait la stature d’un président. Zamba, lui, ne dirige rien. Il est temps que les députés se réveillent et agissent “, affirme un autre intervenant.
La pression monte, plusieurs voix s’élèvent désormais pour exiger une pétition en vue de la destitution de Justin Zamba pour défaut de qualité . Les élus provinciaux sont de plus en plus interpellés par leurs bases, certaines menaçant de leur retirer leur confiance s’ils persistent à soutenir ce qu’ils considèrent comme une mauvaise gouvernance.
En toile de fond, un message clair : le Haut-Uele mérite mieux. La population appelle à tourner la page des compromis politiques stériles pour remettre au centre le seul intérêt qui vaille : celui de la province.
PRESSECONGO