Les voix s’élèvent, les passions s’enflamment, et les accusations fusent : ” Nous voulons le départ de Bakomito, qu’il dégage ! ” . Ce cri, aujourd’hui repris en chœur par certains politiciens de Haut-Uele, semble davantage motivé par des intérêts personnels que par le souci du bien commun. En vérité, ce qui se joue sous nos yeux rappelle tristement une scène biblique bien connue : celle du peuple réclamant la libération de Barabas au détriment de Jésus, l’innocent.
Jean Bakomito, actuel gouverneur de la province de Haut-Uele, n’est certes pas parfait, qui peut l’être en politique congolaise ou ailleurs ? . Mais il incarne une vision, une rigueur administrative et une volonté claire de rupture avec les pratiques de gestion clientélistes et opaques qui ont longtemps freiné le développement de cette province. Depuis son arrivée à la tête de l’exécutif provincial, des chantiers concrets ont été amorcés, la transparence budgétaire a été renforcée, et le discours du changement n’est plus seulement un slogan , il devient peu à peu une réalité.
Alors, pourquoi tant de haine ? Pourquoi cette campagne de diabolisation soudaine et bien orchestrée ? La réponse est simple : Bakomito dérange. Il dérange une classe politique habituée aux compromis silencieux, aux retours d’ascenseur, aux postes partagés sans mérite ni compétence. Il dérange ceux qui veulent l’État sans l’État, l’argent sans les projets, la gouvernance sans le peuple.
Les attaques virulentes qui visent le gouverneur aujourd’hui ne sont pas le fruit d’un rejet populaire massif comme certains aimeraient le faire croire. Elles sont le produit d’un petit cercle d’hommes politiques frustrés par une mise à l’écart justifiée, parce qu’ils n’ont pas su ou voulu répondre aux exigences d’un leadership tourné vers l’intérêt collectif. Ils parlent au nom du peuple, mais en réalité, ils ne parlent que pour eux-mêmes.
Oui, l’histoire de Jésus et Barabas se répète, chaque fois que la foule, manipulée, choisit de sacrifier celui qui veut le bien au profit de celui qui flatte ses instincts ou défend ses bourreaux. Aujourd’hui, c’est Bakomito qui est sur le banc des accusés, mais demain, ce pourrait être n’importe quel leader intègre qui oserait dire non aux logiques mafieuses.
Ne nous trompons pas de combat. Le vrai enjeu pour Haut-Uele, ce n’est pas de faire tomber Bakomito, mais de se demander : voulons-nous vraiment le changement ? Voulons-nous vraiment une province gérée avec sérieux, où les fonds publics servent au développement, et non à remplir des poches privées ? Si la réponse est oui, alors soutenons Jean Bakomito dans cette tempête, car il incarne cette rupture nécessaire, même si elle déplaît à certains.
L’heure est grave, mais elle est aussi pleine d’espoir, car dans cette répétition tragique de l’histoire biblique, il reste une différence , aujourd’hui, le peuple peut choisir en connaissance de cause. Ne soyons pas ceux qui ont libéré Barabas. Soyons ceux qui ont dit non à la manipulation, oui à l’intégrité.
Bakomito ne doit pas dégager, Il doit continuer pour le Haut-Uele, pour la dignité politique et pour le changement réel.
GS