Le Vice-Premier Ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, a passé deux jours à Isiro pour une mission officielle dans le Haut-Uele. Pourtant, au-delà de son agenda bien chargé, un autre dossier brûlant l’attendait ; les contestations agitées dans le secteur Mangbutu, territoire de Watsa, alimentées selon plusieurs sources locales par un groupe de notables manipulés par le ministre provincial Afounde Afongenda Sumbu.
Mais à en croire les échos d’Isiro, le fameux dossier Sumbu n’a jamais dépassé le stade de murmure. Le ministre, qui promettait monts et merveilles à ses relais locaux, n’a même pas trouvé le courage de lever le petit doigt devant le VPM. Certains témoins affirment même qu’il s’est réfugié dans un coin de la salle, adoptant la posture du spectateur invisible, fuyant le centre comme un élève en faute évitant le regard du directeur. Aborder le sujet ? Une mission manifestement trop périlleuse pour lui.
Pendant ce temps, le Chef Augustin Amuta Maramudhi, lui, était bien présent, participant à l’atelier de formation et recevant les instructions du Gouvernement central. Et là où l’humiliation de Sumbu a atteint son comble, c’est lorsque le VPM a appelé publiquement le nom du Chef de secteur pour lui remettre un brevet de mérite saluant sa participation exemplaire et son engagement dans la gestion sécuritaire locale. Une scène qui, selon plusieurs présents, a failli enterrer politiquement le ministre Sumbu, réduit au silence devant la reconnaissance officielle accordée à celui qu’il cherchait à faire tomber.
Une pilule amère à avaler pour celui qui, depuis des mois, s’échine à jouer aux faiseurs de lois locales sans en avoir la compétence. La scène a montré, au grand jour, qu’il existe encore des limites à la manipulation politique. Le mutisme de Sumbu, incapable d’assumer ses accusations et d’affronter ouvertement le VPM, prouve à lui seul que sa croisade contre Amuta Maramudhi n’était qu’un combat d’ombre, sans fondement, sans courage, et surtout sans importance.
Les habitants de Watsa, désormais avertis, ne se laissent plus tromper. Les stratégies d’influence du ministre, autrefois efficaces, viennent de s’écrouler sous le poids de la vérité. Les mesures pour contrer ses manigances sont déjà en marche.
L’heure du bilan a sonné ; Afounde Afongenda Sumbu devra enfin expliquer à la population de Watsa ce qu’il a réellement accompli ou plutôt, ce qu’il n’a pas accompli durant son mandat.
PRESSECONGO