
Le député national Carly Nzanzu Kasivita dénonce, la non-mise en œuvre effective des mesures d’allègements fiscaux et douaniers promises aux opérateurs économiques et aux populations des provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri sous l’état de siège il y a plus de trois ans.
Dans sa correspondance adressée ce vendredi 5 décembre à la Première ministre, l’élu du territoire de Beni au Nord-Kivu a demandé des explications et des actions rapides pour traduire les décrets sur le terrain.
Le cadre légal autorisant des mesures d’exonérations et d’allègements avait été pris au niveau gouvernemental à la suite des plaidoyers des parlementaires et des organisations citoyennes notamment via un décret signé en novembre 2024 destinés aux deux provinces. Pourtant, affirme, le député national Carly Nzanzu, ces dispositions ne sont « pas appliquées » systématiquement, privant les entreprises locales et les acteurs informels d’un soulagement attendu.
« Cette volonté du gouvernement central avait été compromise dans les deux provinces par les autorités qui les gèrent. Au niveau du Nord-Kivu, au lieu de respecter l’esprit du décret de soulager la population, les autorités provinciales ou militaires ont plutôt augmenté la parafiscalité sur le carburant de 1000 dollars à 3000 dollars contrairement, au décret de la première ministre. Au niveau de l’Ituri, la parafiscalité sur le carburant est allée de 1000 dollars à 15 00 dollars américains. Le gouvernement militaire du Nord-Kivu a chargé le cacao, il faut payer 10 dollars par tonne pour l’exportation au profil de l’exécutif provincial et au détriment de l’agriculteur » a fustigé l’élu de Beni-territoire.
Tout en indiquant que les mesures prises par le gouvernement central notamment, la réduction de la parafiscalité sur les produits stratégiques auraient été contraidites par des pratiques provinciales, Carly Nzanzu Kasivita a également, précisé que cette situation occasionne des conséquences néfastes sur la vie socio-économique dans les zones sous l’état de siège.
« C’est la raison pour laquelle, j’ai demandé à la première ministre de reconduire les deux décrets mais tout en veillant à l’application. Il ne faudra pas qu’au niveau des provinces, cette volonté soit compromise par les pouvoirs provinciaux. Au niveau des provinces, on ne peut pas signer des arrêtés qui sont contraires aux décrets du premier ministre » a-t-il ajouté.
Elias Aungama