
Le site minier artisanal Dare Salam, situé dans le groupement Mokowe, village Ogagu, en territoire de Watsa, dans le secteur Mangbutu est au cœur d’une vive controverse après l’installation irrégulière d’opérateurs miniers chinois. L’administrateur du site, Jean Maho Bisengo, dénonce une spoliation organisée, des destructions d’infrastructures et l’absence totale d’indemnisation des exploitants locaux.
Dans une déclaration rendue publique ce mercredi 04 février 2026, Jean Maho Bisengo affirme que l’arrivée de ces opérateurs étrangers s’est faite sans consultation des responsables locaux ni des orpailleurs artisanaux, pourtant légalement reconnus. Il accuse directement Jean-Pierre Atsidri, coordonnateur de la Société civile de la Solidarité du Congo, d’avoir coordonné cette installation controversée.
Selon l’administrateur du site, l’exploitation minière menée par ces nouveaux occupants aurait entraîné la destruction du pont la localité de Ogagu et Telekutu, construit par les Belges depuis l’époque coloniale sur l’axe routier menant au site Dare Salam, perturbant gravement la circulation des personnes et des biens.
Les dégâts signalés incluent également des champs agricoles endommagés,
des sites miniers artisanaux saccagés, et un ralentissement significatif des activités économiques locales.
” Notre site minier Dare Salam a été pris sans associer les responsables locaux. Depuis leur arrivée, les ponts sont détruits, les champs et les carrières artisanales endommagés, et la population subit les conséquences sans explication ni réparation ” , a déclaré Jean Maho Bisengo.
L’ASM affirme par ailleurs que les orpailleurs n’ont bénéficié d’aucune indemnisation, ils ont vu leurs carrières être confisquées par force, contrairement aux pratiques en vigueur dans le secteur minier artisanal. Certains exploitants locaux feraient même état de menaces et de tracasseries, attribuées à des individus présentés comme appartenant au groupe d’opérateurs étrangers, dont certains detiendraient des armes blanches et en feu.
Jean Maho Bisengo évoque également l’intervention d’une équipe opérant sous couvert d’anonymat, accusée d’avoir provoqué des altercations ayant fait plusieurs blessés. Une situation qui, selon lui, aurait été facilitée par Jean-Pierre Atsidri , Coordonnateur de la société Civile censée pourtant protégée la population.
Face à cette situation, les orpailleurs artisanaux et la communauté locale exigent une indemnisation immédiate pour les pertes subies, la réhabilitation des ponts détruits, et une clarification officielle du statut légal des opérateurs miniers chinois présents sur le site.
L’administrateur du site appelle à une intervention urgente des ministères compétents, notamment ceux des Mines, de l’Intérieur et des Infrastructures, afin de protéger la population locale, conformément à la politique présidentielle du Peuple d’abord prônée par le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Il invite les autorités de se saisir du dossier avant que le pire n’arrive.
Jusqu’à la publication de cet article, Jean-Pierre Atsidri ainsi que les opérateurs miniers chinois incriminés n’ont pas encore livré leur version des faits.
Rédaction