2026-03-10

Une réunion de grande envergure réunissant les principaux leaders des territoires de Watsa et Faradje s’est tenue Vendredi 23 Janvier 2026 dans la cité administrative de Watsa dans le but d’examiner et de proposer des pistes solutions durables aux problèmes majeurs liés à l’Organisation Spécialisée de Gestion (OSG) Dot Kibali.

Cette structure, instituée et régie par un décret ministériel, demeure à ce jour fermée, alors que sur les 17 entités décentralisées, 16 fonctionnent normalement. Cette situation suscite de vives inquiétudes au sein des communautés locales, qui s’interrogent sur les raisons de cette exception et sur ses conséquences socio-économiques.

Au cours des échanges, les participants ont unanimement souligné la nécessité de procéder à la réouverture immédiate de l’OSG Dot Kibali et d’en garantir le fonctionnement normal, indépendamment des personnes appelées à en assurer l’animation ou la gestion.

Les leaders présents ont insisté sur l’importance de privilégier l’intérêt général, la continuité institutionnelle et la bonne gouvernance, afin de restaurer la confiance de la population et de permettre à l’OSG de jouer pleinement son rôle.

Plusieurs recommandations stratégiques ont été formulées et feront l’objet d’une mise en œuvre progressive dans les prochains jours. Des actions de lobbying sont d’ores et déjà engagées auprès des autorités compétentes, tant au niveau national, provincial, territorial que coutumier.

À cette occasion, deux leaders de la jeunesse de Watsa ont lancé un appel pressant aux autorités concernées, les exhortant à trouver une solution rapide, concertée et efficace, afin d’éviter toute aggravation de la situation.

La réunion a également permis d’évoquer l’état d’avancement préoccupant de plusieurs projets communautaires financés mais qui restent inachevés, notamment :

  • Le système électrique photovoltaïque ;
  • L’Hôpital Général de Watsa ainsi que d’autres projets d’intérêt public destinés à améliorer les conditions de vie des populations locales.

Les leaders ont fermement dénoncé les pratiques de certaines entreprises retenues pour l’exécution de ces projets, accusées de privilégier des intérêts personnels au détriment du bien commun, parfois avec la complicité de certains acteurs.

Cette situation entrave le développement local, fragilise les initiatives communautaires et pénalise directement les populations bénéficiaires. Face à l’absence de réponses concrètes, la population exprime sa détermination à passer à des actions plus fortes si aucune mesure tangible n’est prise dans les meilleurs délais par les autorités compétentes.

Il est annoncé qu’une réunion préparatoire se tiendra au début de la semaine prochaine. Les représentants des différentes couches sociales, engagés et soucieux de la défense des intérêts communautaires, sont vivement appelés à y prendre part afin de renforcer la dynamique de concertation et d’aboutir à des solutions durables.

Déborah Bamusiya

Verified by MonsterInsights