Dans le territoire de Watsa, plus précisément au sein de la chefferie Bari-Logo, la question de la non-ouverture de la dotation Kibali continue de cristalliser les tensions et d’alimenter les débats au sein de la communauté locale. Cette situation, qui perdure depuis un certain temps, suscite incompréhension et frustration parmi les habitants, lesquels y voient un obstacle majeur à l’amélioration de leurs conditions de vie.
S’exprimant à ce sujet au cours d’une interview accordée à la presse, Mbari Constant-Étienne, président de la société civile du Congo dans cette partie du pays, a vivement dénoncé le blocage persistant de ce dossier.
Selon lui, cette paralysie résulte principalement de conflits d’intérêts opposant certains acteurs politiques, au détriment de l’intérêt général. Il estime que cette situation porte un préjudice considérable à la population locale, en entravant notamment les initiatives de développement socio-économique pourtant attendues avec impatience.
Face à ce qu’il qualifie d’impasse préoccupante, Mbari Constant-Étienne a annoncé la mise en place prochaine d’une équipe chargée de mener des investigations approfondies afin de faire toute la lumière sur la gestion de cette dotation.
Il a, par ailleurs, insisté sur la nécessité d’instaurer une culture de transparence et de redevabilité dans la gestion des ressources destinées à la communauté, gage, selon lui, d’une gouvernance plus responsable et inclusive.
Parallèlement à cette problématique, le président de la société civile s’est également prononcé sur la gestion des cas de Mpox au Centre Hospitalier Kibali (CHK). Il a exprimé de vives préoccupations quant aux conditions de prise en charge des patients, dénonçant une certaine légèreté dans le suivi médical et organisationnel. Il établit notamment un lien entre ces insuffisances et le moratoire signé par le gouverneur de province, qu’il considère comme ayant contribué à fragiliser le dispositif sanitaire en place.
Dans ce contexte, Mbari Constant-Étienne lance un appel pressant aux autorités compétentes, en particulier au ministère de la Santé, afin qu’une intervention urgente soit engagée. Il plaide également pour une collaboration étroite avec la société Kibali Gold Mine, en vue de la mise en place d’un site approprié destiné à l’isolement et à la prise en charge efficace des cas confirmés de Mpox.
À ses yeux, une telle mesure apparaît indispensable non seulement pour contenir la propagation de la maladie, mais aussi pour garantir une réponse sanitaire adéquate, respectueuse des normes en vigueur et des attentes légitimes de la population.
Deborah Bamusiya