Dans le théâtre politique du Haut-Uele, certains semblent avoir décidé de troquer les faits contre la fiction. Mais cette fois, la mise en scène passe mal.
Héritier Ndombe, Coordonnateur de la Jeunesse de l’Union Sacrée de la Nation, est sorti de sa réserve avec une rare fermeté pour remettre les pendules à l’heure. En ligne de mire : un article publié par Scoop RDC, signé Ginno Lungabu sous la houlette éditoriale d’Innocent Olenga, qui accuse sans trembler… mais surtout sans prouver.
Dans une déclaration rendue publique ce samedi, Ndombe ne mâche pas ses mots. Il démonte point par point ce qu’il qualifie de cocktail indigeste de contrevérités , dénonçant des accusations graves, mensongères et dénuées de tout fondement factuel . En d’autres termes : beaucoup de bruit, mais aucune preuve.
Car au-delà des effets de manche, une question simple dérange : où sont les faits ? Où sont les éléments concrets établissant un lien entre le Gouverneur Jean Bakomito Gambu et les défis sécuritaires évoqués ? Nulle part. Le dossier semble aussi vide qu’une promesse de campagne oubliée.
Pendant que certains décrivent une province paralysée, Ndombe oppose la réalité du terrain : activités socio-économiques en cours, ville d’Isiro bien vivante, population loin du scénario catastrophe décrit dans cet article. Deux récits, mais un seul peut être vrai.
Pour le responsable de la jeunesse, il ne s’agit pas d’une simple erreur journalistique, mais d’une tentative à peine voilée de manipulation de l’opinion. Une stratégie classique : salir pour exister, accuser pour détourner l’attention.
Mais attention, prévient-il : la diffamation n’est pas un sport sans règles. Héritier Ndombe annonce clairement que des poursuites judiciaires pourraient être engagées. Car à défaut de preuves dans les colonnes, elles pourraient bien être exigées devant les tribunaux.
Enfin, il lance un rappel qui sonne comme un avertissement : informer n’est pas intoxiquer. Les médias ont un rôle, une responsabilité, et surtout un devoir de rigueur — particulièrement lorsqu’il s’agit de sujets aussi sensibles que la sécurité et la stabilité d’une province.
Dans un contexte déjà fragile, propager des accusations sans fondement, c’est jouer avec le feu. Et cette fois, certains pourraient bien se brûler.
Rédaction