La salle polyvalente de Durba a réuni les représentants des différentes couches sociales, les membres du Comité local de développement élargi du territoire de Watsa et Faradje ainsi que les responsables de Kibali Gold Mine autour d’une séance d’évaluation du premier quinquennat du cahier des charges de la société minière. L’objectif était de présenter le bilan des projets déjà réalisés, ceux en cours d’exécution et d’échanger sur les défis rencontrés dans leur mise en œuvre.
Devant la presse, le président du CLD élargi, Maître Sixte Tandema, a expliqué que cette rencontre constitue une étape importante pour améliorer la gouvernance des projets de développement au profit des communautés locales.
Les échanges ont également porté sur le suivi des 19 projets inscrits dans le cahier des charges conclu entre Kibali Gold Mine et le CLD Watsa–Faradje, dont le premier quinquennat arrive à échéance en mars 2027. Le président du CLD, Maître Sixte Tandema, a présenté une analyse mettant en avant les acquis du comité, notamment sa légitimité communautaire, sa maîtrise du cadre minier, son expérience en planification et son rôle de représentation. Il a également relevé plusieurs difficultés, parmi lesquelles le manque d’infrastructures, de moyens financiers et logistiques, ainsi que les besoins en renforcement des capacités et en communication.
« C’est une nouvelle ère. L’Assemblée générale a permis de recueillir les perceptions de la communauté en vue de la préparation du deuxième quinquennat. C’est une première expérience, avec des aspects positifs, mais aussi des points négatifs et certaines imperfections. Nous allons nous investir davantage afin de corriger ces insuffisances et d’améliorer la prochaine édition », a indiqué Me Sixte Tandema.
Évoquant les difficultés enregistrées au cours du premier quinquennat, Maître Sixte Tandema a rassuré que des mécanismes seront mis en place dans les entités territoriales décentralisées concernées afin de renforcer les capacités des communautés et d’assurer une meilleure exécution des projets durant le second quinquennat.
Il a également affirmé que le Comité local de développement entend corriger les insuffisances relevées et capitaliser les leçons apprises pour garantir des résultats plus efficaces au bénéfice des populations de Watsa et de Faradje.
« Ces difficultés seront progressivement résolues grâce à la formation des membres des différents CLD de base dans chaque chef-lieu des ETD concernées. Cette formation permettra de renforcer leurs capacités, notamment dans l’identification des besoins prioritaires, la priorisation des projets et la préparation des paquets de projets en vue de la négociation du deuxième cahier des charges avec Kibali », a-t-il renchéri.
L’assemblée a enfin réaffirmé l’importance de la transparence, de la bonne gouvernance et de la participation communautaire dans le suivi des projets. Malgré les contraintes et les menaces liées notamment aux tensions communautaires, aux retards d’exécution et à une éventuelle baisse de la production minière, le CLDE entend renforcer les opportunités dans l’agriculture, l’entrepreneuriat, la formation professionnelle, l’emploi local et la sous-traitance.
Cette rencontre ouvre ainsi la voie à une planification concertée du deuxième quinquennat, avec l’ambition d’assurer des retombées durables de l’exploitation minière au profit des communautés de Watsa et Faradje.
Rédaction