2026-03-10
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“Dieu vit que la lumière était bonne ; et Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres. Dieu appela la lumière jour, et il appela les ténèbres nuit.” (Genèse 1:4-5)

C’est avec cette citation biblique que nous souhaitons introduire la lecture lucide d’un clivage devenu aujourd’hui inévitable dans la gouvernance du Haut-Uele : celui entre le Gouverneur Jean Bakomito et le député national André Lite Asebea. Une séparation que d’aucuns tentent de présenter comme un simple conflit d’intérêts, alors qu’en réalité, elle incarne le combat entre la clarté d’une vision provinciale et les ténèbres des ambitions personnelles

Peu se souviennent que c’est ensemble, et aux côtés d’autres figures politiques du Haut-Uele, que ces deux personnalités ont jadis levé la voix contre le règne du népotisme, du clientélisme et de la prédation incarné par Christophe Nangaa, frère du chef rebelle Corneille Nangaa. Ce combat collectif a permis une alternance salutaire à la tête de la province. Mais aujourd’hui, les chemins ont divergé.

Jean Bakomito, porté par une vision républicaine, s’est engagé dans une gouvernance axée sur la transparence, la justice fiscale et la redynamisation du secteur minier. Une démarche qui exige que tous, sans exception, s’acquittent des taxes et redevances dues à l’État. Une rigueur qui ne plaît guère à ceux qui, tapis dans l’ombre, entendent perpétuer l’impunité économique.

André Lite, lui, semble avoir choisi une autre voie , celle de la captation des ressources, de l’instrumentalisation des institutions et du chantage politique. Déjà détenteur de plus de 80 carrés miniers dans le Haut-Uele, l’élu de Wamba tente aujourd’hui d’imposer sa mainmise sur les leviers stratégiques de la province. En plaçant ses partisans à des postes clés, il cherche à bloquer l’action du gouvernement provincial, à asphyxier ses finances et à saper toute tentative de réforme.

Sa stratégie est claire : créer un chaos institutionnel pour ensuite se poser en sauveur. Mais que reste-t-il de son engagement envers Wamba et le Haut-Uele ? Qu’a-t-il réellement obtenu pour sa circonscription à Kinshasa ? À ces questions, la réponse est cruellement évidente : rien.

Son statut de député national ne saurait lui conférer un droit de pillage ni lui permettre d’échapper aux responsabilités que lui impose sa charge. Sa posture actuelle dévoile une ambition démesurée, en contradiction flagrante avec l’intérêt de la population.

Face à cette dérive, Jean Bakomito apparaît comme un rempart. Son seul crime, c’est de ne pas se soumettre aux diktats d’un député qui rêve de gouverner sans en avoir ni la charge ni la légitimité. C’est de vouloir assainir le secteur minier, rétablir l’autorité de l’État et veiller à une gouvernance équitable, inclusive et tournée vers le développement.

Dans ce bras de fer, il est clair que la lumière ne peut coexister avec les ténèbres. Le Haut-Uele a besoin d’un leadership fort, aligné sur la vision du Chef de l’État, non d’un pantin de l’anarchie déguisé en défenseur du peuple.

Il vaut mieux un divorce clair et définitif qu’une union de façade qui sacrifie l’intérêt général. Le peuple du Haut-Uele mérite mieux qu’un affrontement d’égo ; il a droit à une gouvernance au service de tous, pas aux intérêts d’un seul.

La province ne reculera pas. Elle avance avec ceux qui bâtissent, pas avec ceux qui pillent.

GS

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