2026-03-10
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Le président de la Société civile de la solidarité du Congo (SCSC) dans le territoire de Watsa, Jean-Pierre Atsidri Adroma, est sorti de son silence après avoir été arrêté puis relâché quelques jours plus tard au sous-commissariat de Doko, communément appelé 24-15.

Dans une interview exclusive accordée à la presse ce mercredi 5 novembre, ce leader de la société civile a vigoureusement dénoncé les conditions de son interpellation, qu’il qualifie d’arbitraire, ainsi que la dérive inquiétante de la justice dans la région.

” Le dossier monté contre moi est vide. Il a été fabriqué par l’administrateur du territoire de Faradje, en complicité avec certaines autorités provinciales, dans le cadre d’une prétendue affaire liée à la traque des Chinois dans les zones d’exploitation artisanale ” , a déclaré Jean-Pierre Atsidri.

Selon son récit, tout aurait commencé lorsque le chauffeur de leur véhicule a secouru l’administrateur du territoire de Faradje, enlisé en pleine brousse. Ce dernier aurait ensuite exigé d’emprunter le véhicule de la coopérative pour poursuivre sa mission officielle, une demande à laquelle Atsidri et son équipe ont opposé un refus.

” Nous avons estimé qu’en mission officielle, l’État doit pourvoir aux moyens logistiques nécessaires. C’est à partir de ce refus que les ennuis ont commencé. J’ai été appelé simplement à l’hôtel où ces autorités séjournaient , elles m’ont enfin fait arrivé à la police sous prétexte de venir recuperer mon véhicule , et le dossier s’est soudainement transformé en infraction. Mon chauffeur et moi avons été arrêtés sans motif clair ” , explique-t-il.

Le responsable de la société civile affirme avoir été contraint de verser 5 000 dollars américains pour obtenir sa libération. Il assure détenir la preuve écrite de cette transaction, un reçu signé par l’administrateur du territoire de Faradje.

” J’ai dû payer cette somme pour retrouver la liberté. Je garde la preuve de cette perception illégale ” , a-t-il martelé.

Jean-Pierre Atsidri dénonce également les conditions inhumaines de sa détention, affirmant avoir été placé dans une cellule réservée aux criminels, sans respect des droits humains fondamentaux. Il alerte sur la dégradation de son état de santé depuis son incarcération.

Le leader de la société civile estime être victime d’un règlement de comptes politique et appelle ses pairs à la vigilance.

” Une dictature se met en place, orchestrée par certaines autorités provinciales pour étouffer les voix de la société civile. Nous devons rester debout ” , a-t-il averti.

Jean-Pierre Atsidri appelle enfin les instances judiciaires et les autorités nationales à se saisir de ce dossier pour rétablir la vérité et sanctionner les abus de pouvoir qui ternissent l’image de la justice congolaise.

Rédaction

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