Le notable du secteur Mangbutu et membre influent de la communauté de Mangbutu d’Angwe, Rosalin Dopase, pointe du doigt le ministre provincial Afounde Afongenda Sumbu, qu’il accuse d’être à l’origine de plusieurs tensions locales et du retard dans la réhabilitation des routes du Haut-Uele.
S’exprimant devant la presse, Rosalin Dopase a dénoncé ce qu’il qualifie de cumul abusif de fonctions de la part du ministre, estimant que ce dernier délaisse les attributions lui confiées par le gouverneur Jean Bakomito pour s’immiscer dans des affaires locales. Selon lui, l’implication du ministre Afounde Sumbu dans les récents affrontements entre deux groupes de notables dont l’un tentait d’installer un chef sans procédure légale, en remplacement du chef légitime Augustin Amuta Maramudhi illustre une dérive dangereuse.
Le notable accuse le ministre de freiner indirectement l’action du gouverneur
” Dans deux ans, si les routes ne sont toujours pas totalement désenclavées, la faute ne reviendra pas au gouverneur mais à ce ministre. Il est incompétent, ignore ses attributions et n’assume pas son rôle ” , a-t-il martelé.
Rosalin Dopase estime que le ministre ne montre aucun leadership dans sa juridiction
” Il ne voit pas l’état déplorable de nos routes ? Pourquoi ne va-t-il pas inspecter les travaux dans les autres territoires ? Tout ce qu’il sait faire, c’est s’associer à des manœuvres inutiles. Quels sont ses plaidoyers auprès du ministre national des ITPR ou de la Santé pour la cause du Haut-Uele? ”
Il va plus loin, affirmant que le ministre Afounde Sumbu n’a aucune influence à Watsa et dans le secteur Mangbutu, et que son bilan est totalement négatif
” À part intoxiquer les gens, qu’a-t-il réalisé ? Depuis sa présidence de l’Assemblée provinciale jusqu’à son poste actuel de ministre, il n’a jamais rien apporté à la population. Il devrait avoir honte ”
Le notable appelle enfin la population à ne plus se laisser manipuler par des politiciens sans vision cherchant à se repositionner dans l’administration locale après leur carrière politique. Il invite les électeurs à les sanctionner lors des scrutins de 2028 et à choisir des leaders respectueux des autorités légalement établies.
GS