Ils voulaient construire un scandale d’État. Ils ont finalement produit un feuilleton brouillon où les contradictions s’entre-dévorent à chaque paragraphe. À force de courir derrière le sensationnel, ces pseudo-enquêteurs ont fini par transformer leur croisade contre Assane Lobia en une vaste séance de gymnastique intellectuelle où l’imagination remplace les preuves, et où la haine sert de méthode de travail.
Depuis des semaines, la même bande d’aventuriers recycle les mêmes accusations, les mêmes sous-entendus et les mêmes fantasmes, croyant naïvement qu’un texte interminable suffit à fabriquer une vérité. Leur obsession maladive pour le nom d’Assane Lobia est devenue si caricaturale qu’elle en est presque pathétique.
Chaque matin, ils se réveillent avec une seule mission : écrire encore, écrire toujours, jusqu’à espérer que la répétition finira par tenir lieu de crédibilité.
Mais le plus savoureux dans cette comédie reste leur incohérence chronique. Un jour, ils annoncent avec un ton dramatique que *le torchon brûle* entre le Gouverneur Bakomito et Assane Lobia. Le lendemain, sans rougir une seule seconde, les mêmes auteurs reviennent expliquer que les deux hommes seraient liés par une prétendue alliance *criminelle indestructible* . Faut-il rire ou s’inquiéter du niveau intellectuel de ceux qui se prétendent journalistes d’investigation ?
Ces textes kilométriques ressemblent moins à des enquêtes qu’à des exercices désespérés de diabolisation commandés depuis des salons européens par un laboratoire politique en panne d’inspiration. Le problème est simple : même pour diaboliser, encore faut-il maîtriser les bases élémentaires de la cohérence. Or ici, tout s’effondre sous le poids des contradictions, des insinuations maladroites et des raccourcis grotesques.
À défaut de preuves, ils empilent les questions comme des enfants lançant des pierres dans le noir. *Qui finance* ?, “ *Qui protège* ?, *Qui couvre* ?… À ce rythme, ils finiront bientôt par demander qui contrôle la pluie sur le Haut-Uélé.
Derrière cette avalanche de suppositions se cache une réalité beaucoup plus banale : une frustration immense née du fait que certaines portes leur ont été définitivement fermées.
Leur drame personnel est là. Ils ne supportent pas qu’Assane Lobia refuse d’alimenter leur petit commerce de chantage médiatique déguisé en journalisme d’investigation. Alors ils écrivent avec rage, espérant qu’un titre agressif et quelques phrases pompeuses suffiront à masquer le vide abyssal de leurs démonstrations. Malheureusement pour eux, le vacarme n’a jamais remplacé les faits.
Le plus ironique reste leur prétention morale. Ces donneurs de leçons parlent de gouvernance, de légalité et de transparence avec l’arrogance de procureurs internationaux, alors qu’eux-mêmes violent quotidiennement les règles les plus élémentaires de l’éthique journalistique : absence de contradiction sérieuse, amalgames familiaux honteux, insinuations sans preuves et condamnations médiatiques avant toute décision judiciaire.
Ils convoquent les lois congolaises comme des griots récitant des versets qu’ils ne comprennent même pas. Chaque article devient un carnaval juridique où l’on cite des textes au hasard pour impressionner le lecteur, sans jamais apporter l’ombre d’un élément matériel capable de soutenir les accusations lancées avec une légèreté sidérante. À ce niveau, ce n’est plus de l’investigation ; c’est de la littérature de boulevard.
L’autre grossièreté que ces pseudo-enquêteurs tentent maladroitement de faire avaler à l’opinion concerne la prétendue alliance entre le Gouverneur Jean Bakomito Gambu et les Nangaa. Une recette de désespoir politique si indigeste qu’elle ne résiste même pas à l’épreuve du bon sens. À force de manquer d’arguments solides, ces fabricants d’intox ont décidé de recycler les peurs nationales autour de l’AFC/M23 pour essayer de salir des personnalités qui n’ont jamais cessé d’afficher leur loyauté envers la République.
Car enfin, de qui parlent-ils exactement ? D’un membre du Présidium de l’Union Sacrée, Gouverneur de la prestigieuse province du Haut-Uélé, dont le leadership et les résultats sont régulièrement salués par les institutions de la République et le Gouvernement central. Quel intérêt Jean Bakomito aurait-il à financer ou soutenir une rébellion qu’il combat politiquement et moralement depuis les premières heures de son apparition, aux côtés d’autres patriotes, pendant que plusieurs de ceux qui jouent aujourd’hui les donneurs de leçons observaient un silence embarrassé ?
Cette tentative désespérée d’associer Jean Bakomito et Assane Lobia aux réseaux de l’AFC/M23 relève d’une manipulation aussi cynique que dangereuse. Parce qu’ils sont incapables de démontrer la moindre infraction, ces pseudo-journalistes ont choisi la méthode la plus lâche : l’amalgame, la suspicion et la contamination médiatique. Il suffit désormais de citer un nom, de créer une parenté lointaine, d’inventer une proximité imaginaire ou de prononcer le mot “Dubaï” pour construire un roman politique destiné à exciter les émotions d’une opinion déjà éprouvée par la guerre.
Mais les Congolais ne sont pas dupes. Ils savent reconnaître la différence entre une enquête sérieuse et une entreprise de manipulation orchestrée par des officines politiques revanchardes. En réalité, cette obsession maladive autour de Jean Bakomito et Assane Lobia trahit surtout la frustration de ceux qui voient le Haut-Uélé avancer, se stabiliser et se développer sous un leadership qu’ils n’arrivent ni à contrôler ni à discréditer malgré leurs campagnes répétitives de diffamation.
Et pendant qu’ils monologuent dans leurs tribunes amères, persuadés d’ébranler des montagnes, la réalité poursuit son chemin. Le Haut-Uélé a besoin de développement, d’investissements et de stabilité, non des fantasmes politiques recyclés par quelques vieillots désespérés qui confondent agitation médiatique et vérité. Les populations attendent des résultats, pas des romans policiers mal écrits.
Qu’ils continuent donc leur masturbation intellectuelle si cela leur procure un semblant d’existence médiatique. L’histoire retiendra surtout qu’à force de vouloir salir un homme à tout prix, ils ont fini par exposer publiquement leurs propres incohérences, leur amateurisme et leur désespoir. Assane Lobia, lui, n’a pas besoin de répondre à chaque aboiement pour avancer. Les chiens du vacarme médiatique passent ; les contradictions, elles, restent.
Guerrier Sniper