Le Président de la Plateforme des exploitants artisanaux du territoire de Watsa, Opi Likongo, a récemment pris la parole pour interpeller les autorités congolaises sur les conditions précaires auxquelles sont confrontés les exploitants artisanaux, notamment dans le secteur minier.
Dans sa déclaration, il a salué le processus en cours de révision de la Constitution, dont les travaux progressent de manière soutenue. Selon lui, cette réforme constitue une opportunité majeure pour doter la République démocratique du Congo d’un cadre juridique modernisé, aligné sur les réalités socio-économiques nationales et affranchi des influences extérieures.
Dans cette dynamique de refondation institutionnelle, Opi Likongo exhorte le Chef de l’État à engager, à l’issue de la réforme constitutionnelle, une révision approfondie du Code minier de 2018. Il estime que ce dispositif législatif présente des déséquilibres structurels, favorisant davantage les sociétés étrangères au détriment des opérateurs nationaux, en particulier les exploitants artisanaux.
À cet effet, il plaide pour une réforme inclusive du secteur minier, intégrant pleinement les exploitants artisanaux en tant qu’acteurs clés dans les processus décisionnels. Il insiste sur la nécessité d’une gouvernance participative permettant de traiter efficacement les problématiques prioritaires du secteur, notamment l’accès aux sites d’exploitation, la sécurisation des activités minières et l’amélioration des conditions de travail.
Si cet appel venait à être pris en compte, une telle réforme pourrait constituer une avancée significative vers la formalisation du secteur artisanal, le renforcement des capacités de la main-d’œuvre locale et la sécurisation des orpailleurs, contribuant ainsi à une meilleure redistribution des retombées économiques au profit des communautés locales.
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