Les activités socio-économiques ont été fortement perturbées, ce jeudi 16 juillet 2026, à Dubele, dans le secteur Mangbutu, territoire de Watsa, à la suite d’une attaque à main armée survenue dans la nuit du mercredi au jeudi.
Selon des sources locales, des hommes armés non encore identifiés ont opéré entre 1 heure et 3 heures du matin. Ils ont pris pour cible plus de onze maisons d’achat d’or ainsi qu’un point de service M-Pesa Vodacom. Les assaillants se sont enfuis avec d’importantes sommes d’argent, plusieurs téléphones portables et une quantité d’or dont le poids exact n’a pas encore été déterminé.
Au cours de cette attaque, plusieurs coups de feu de sommation ont été entendus. Le bilan provisoire fait état de trois personnes blessées. Malgré les alertes lancées par la population, les habitants dénoncent l’absence d’une intervention rapide des services de sécurité, une situation qui accroît le sentiment d’insécurité au sein de la communauté.
Contacté à ce sujet, Michel Auwedi, coordonnateur de la Société civile Forces vives d’Athènes-Dubele, a exprimé sa vive préoccupation face à la recrudescence de l’insécurité dans la région et a appelé les autorités compétentes à renforcer les dispositifs sécuritaires afin de protéger les populations et leurs biens.
Quelques heures après les faits, des investigations menées par des habitants ont conduit à l’interpellation de plusieurs personnes soupçonnées d’être impliquées dans cette attaque. L’un des présumés suspects, un homme d’une trentaine d’années identifié sous le nom de Bosa, a été accusé par la population de participation au braquage. Il a été lynché puis brûlé vif par une foule en colère aux environs de 10 heures, heure locale.
Les deux autres présumés suspects ont été remis aux autorités compétentes avant d’être transférés à la prison centrale de Watsa, où ils sont actuellement détenus pour les besoins de l’enquête. À ce stade, les autorités n’ont pas encore communiqué officiellement sur les circonstances de cette attaque ni sur l’identité des auteurs présumés.
Déborah Bamusiya