L’élu de Bunia, le député national Iracan Gratien Saint-Nicolas, alerte sur la dégradation continue du climat sécuritaire dans la capitale congolaise et dénonce l’inaction des autorités face à la recrudescence de la criminalité.
Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, le parlementaire tire la sonnette d’alarme face à la multiplication des actes criminels à Kinshasa. Selon ses observations, la population est confrontée à une hausse inquiétante d’attaques à domicile, d’agressions physiques et de violences sexuelles.
L’élu de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri souligne que les réseaux criminels et les gangs urbains (Kulunas) étendent désormais leur champ d’action jusqu’aux zones résidentielles, opérant au moyen de machettes et d’armes à feu. Pour illustrer la gravité de la situation, le député évoque le meurtre tragique d’une jeune fille lors d’un braquage dans la commune de Mont-Ngafula, ainsi que le cas d’un enfant blessé par une balle perdue.
Tout en rappelant les interpellations répétées adressées au ministre de l’Intérieur au sein de l’Assemblée nationale, Iracan Gratien déplore l’absence de réponses opérationnelles concrètes. Il estime que le manque d’impact des mécanismes de contrôle parlementaire contribue à fragiliser les institutions démocratiques.
Très préoccupé par la situation, Iracan Gratien formule plusieurs recommandations notamment cartographier les zones à haut risque et intensifier les patrouilles nocturnes, renforcer le renseignement et la police de proximité pour démanteler les réseaux criminels, garantir des poursuites judiciaires fermes contre les auteurs d’agressions, mettre en place une prise en charge globale des victimes de violences.
« La sécurité constitue une responsabilité régalienne de l’État. Kinshasa ne peut continuer à compter ses victimes dans l’indifférence. Gouverner, c’est prévoir », a conclu le parlementaire.
Elias Aungama